Guy 的个人资料22 Ans d'alcool, constru...照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
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10月25日 Randonnée...25/10/07.
Randonnée…
Ce dimanche, il fait froid et humide. Le soleil s'est pourtant levé depuis au moins deux heures. On retrouve les copains de l'assoc. Un peu vasouillard pour certains, le plus souvent nous sommes contents, heureux d'être ensemble et/ou tout simplement heureux d'être là. C'est mon cas, je suis content (comme quoi, il m'en faut peu mais ça me suffit…).
Quinze kilomètres… Certains d'entre nous sont encore un peu dans l'alcool, d'autres non, le tout est un ensemble assez mal équilibré. Peu importe, nous sommes là. La randonnée commence, il fait froid 0°-1°C.
La colonne s'étire… et chaque fois s'arrête pour attendre ceux qui sont… un peu plus admiratifs de la nature. Au bout de quatre kilomètres, la fatigue se fait sentir pour ceux qui n'ont pas l'habitude, plus l'habitude de marcher.
Peu importe, ils continueront. Pour ne pas gâcher la fête, pour ne pas gâcher le plaisir des autres. Quelques kilomètres plus loin, les plus en formes aideront les moins vaillants.
Une camarade de l'assoc. "encore dedans" peine depuis le début. Les amis(es) se relayent pour l'épauler, même un copain qui a des problèmes de hanches l'accompagnera.
De cette randonnée, je ne retiendrai que ces deux images : Les copains qui se soutiennent les uns les autres en faisant abstraction de leur propre souffrance, cette copine qui malgré la fatigue, la douleur ira jusqu'au bout…
Cette solidarité, cette abnégation dans l'effort et la fatigue est à l'image du groupe d'anciens buveurs que nous formons à CERGY PONTOISE. Cela présage bien des solutions, bien des "possibles" pour certains d'entre nous.
Merci à vous les amies et amis de l'association de m'avoir montré, remontré cela.
Merci à Toi, Christiane d'avoir tenu, serré les dents et fini cette randonnée de dix neuf kilomètres pour nous, pour Toi.
Parce que finalement cette randonnée annoncée à quinze Kms en faisait dix neuf, voire vingt…
10月8日 42...42…
Il y a quelques jours, je suis allé à l'enterrement d'un copain de l'association. Lors de l'oraison, j'ai appris qu'il avait au moins 22 ans d'alcool. Il y a trois semaines, nous lui avions parlé, il nous avait dit "gérer" son alcool.
Gérer son alcool. Combien de fois ai-je entendu cela ? Combien de fois ai-je entendu "Je gère très bien, très très bien même." Combien de fois t'ai je entendu le dire, mon ami ? mes amis (es) ? Quand un jour, le téléphone d'Elisabeth a sonné et j'ai compris que c'était l'annonce d'une sale nouvelle. C'était ta mère qui nous annonçait de ton départ, Ami.
Nous nous sommes posés bien des questions. Avions nous fait ce qu'il fallait pour retarder, t'empêcher de continuer à boire, à t'anesthésier, te détruire ? As tu eu le temps de bien comprendre ce que l'on te disait ? Ce que tous à l'association t'ont témoigné, que l'on peut arrêter notre alcool et en Vivre Heureux et Libres !!!
La fin du voyage, la mort, ce départ vers autre chose pour moi, la fin de tout pour d'autres, peu importe, de toute façon un départ définitif. C'est inéluctable pour chacun d'entre nous, "normaux", alcooliques, seulement pour nous, faire le choix d'arrêter notre alcool nous permet bien souvent d'aller un peu plus loin dans cette Vie, sur cette Terre.
Parce que l'on ne sait pas ce qui se passe après, j'aurais tendance à dire qu'on s'en fout quand on est seul.
Ton fils. Silencieux, malheureux, entouré de ta/sa famille mais perdu, je le revois tous les matins depuis ton départ. Je le vois… Ce sentiment de profonde tristesse qui m'envahit quand je le vois… Je ne sais pas quoi dire comme bien souvent quand quelqu'un part, je ne préfère rien dire parce qu'au final cela ne sert à rien. Je pense qu'être là suffit à dire sa peine et faire savoir ce que l'on ressent.
Ami(e) dans l'alcool, je t'ai souvent dit qu'il te fallait t'arrêter pour Toi et non pour Ta famille, les gens qui t'aiment. Je crois m'être trompé…
Arrête Toi !!! Quelqu'en soit la raison, cela te permettra de mieux comprendre ton alcool, de réfléchir à la Vie, à son sens, à ce qui est important et ce qui l'est moins.
Ami(e) encore dans l'alcool, réjouis Toi. Tu es encore en Vie. Pense à Pascal, Pense à son Fils…
Pascal avait 42 ans…
Bon voyage à Toi, mon Ami. 10月3日 Y'en a marre !!!Un coup de “gueule“, sacré coup de gueule de Ma Elisabeth… L'alcool est une maladie certes, mais c'est une des rares maladies que l'on peut soigner avec un médicament en accès libre et gratuit en termes d'euro. Ce médicament est en nous, il est nous…
YENAMARRE
Marre de trembler, de larmoyer sur notre sort. Marre de se complaire dans la déchéance. Marre de pleurer des larmes que nous n’avons plus et que nous inventons. Marre du regard triste voire dégoûté de notre entourage. Marre de ne pas être fiable au regard de la société. Marre du jugement des autres. Marre de survivre dans la peur de la journée et du lendemain. Marre des hurlements des nuits de cauchemars. Marre d’être sale, suintant et mal odorant. Marre de vivre de mensonges et de tromperies. Marre de cet isolement dans lequel nous nous réfugions. Marre de voir défiler les années et notre vie comme des spectateurs. Marre de ne pas EXISTER ! MARRE DE N’ETRE PLUS RIEN !
Oui c’est la révolution, C’est la révolution dans ma tête. Je suis révoltée par tant de faiblesse physique et mentale.
Faut-il voir mourir autant de camarades pour se lever et dire enfin NON à l’alcool ?
Où donc est passée notre fierté personnelle ? Surement pas dans le miroir, nous ne pouvons plus nous regarder...tellement on se fait peur !!!
Qui est le maître ? Notre alcool... ou bien NOUS ? STOP !!! Il faut vivre et être fiers de nous !!!
- DECIDONS, nous faisons le choix de ne plus boire. - REFUSONS le droit au dérapage !!!.
Il n’y a pas d’alternative ni de miracle, les seules et uniques personnes qui doivent prendre la décision d’arrêter l’alcool, c’est NOUS. Personne ne peut le faire à notre place.
C’est de cette façon que j’ai pris la décision de prendre la route de l’abstinence. J’ai fait le bilan de mon état d’alcoolique et j’ai entrevu un avenir meilleur, beaucoup plus harmonieux car j’ai décidé de le construire.
Aujourd’hui cela fait plus de deux ans. Je suis fière de mon parcours et volontaire pour préserver ma lutte. Lorsque l’on s’engage dans ce combat, on signe un contrat avec soi même.
« Je rentre en guerre contre moi-même.
Oui je vais souffrir mais je sais ce que je veux.
Je suis à moi seul le signataire et l’initiateur de ma décision. »
Elisabeth. |
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